dimanche 30 mars 2014

Il fait nuit je me lève, il fait jour je décuve.


Des haïkus par millier & des semaines de silence.
-Je suis un phare d'eau qui se noie dans la nuit-
Avant d'écrire des poèmes avec des "tu" dedans, avant d'en écrire des romans, au nom de mes grandes idées périmées, de mes fantasmes & mes foutus rêves, il faudra me mettre à terre.
Avant de penser à sauver quelques billets je me demande s'il n'y avait pas une possibilité de les dépenser dans un flash ou deux, de regarder le monde comme si on avait perdu le jeu.
Lire le carnet de quelqu'un c'est comme être en train de le violer puis de tomber amoureux de lui. Mais navrée, ton sexe a connu plus de héros & de mécréants que tes légendes préférés.
Puis quand je rêve & quand j'écris, toi est toujours là. L'ennui est que toi est un spectre changeur de forme. L'ennui est que je n'ai jamais dis Toi. En attendant j'ai souvent vu le pire, addict à la paranoïa & autres conneries, obnubilé par ce don de prescience que je m'attribuais. Je suis capable de tout imaginer. Ce qui me terrifie le plus est ce qui arrivera. 
Ca s'est bien souvent passé comme ça. Et puis. L'overdose.


Aimer vivre comme si aimer se pouvait,
Exister...
comme si les miracles existaient.




 Il y a partout le son faible, pâle & écorché de la possibilité de pouvoir être.
Surtout avec ce(ux) qui tranche.










Kidnappe moi dans ta baignoire à minuit.

samedi 8 février 2014

Cherche œil à louer pour larmes en trop.






Je suis 3 fois rien & tout ce que tu voulais. Je suis lucide : Il n’y a que la pluie que j’ai vu tomber du ciel. Je suis un fil électrique que ton doigt a choisi pour allumer Ailleurs.  Je suis l'aube arachnide de l'aquarelle. La lune dans une ampoule : je suis l’angle étrange de ton calcul.  Si tu veux savoir je suis le mensonge que mes parents m’ont fait. Si tu veux savoir mon nom de jeune fille aurait pu être Hypsoline et mon nom de scène nitroglycérine, je suis LA femme de situation quand y’a rien à voir. Et si tu veux savoir, me demande pas. Si tu veux savoir j’ai autant d’amis dans mon cendar que t’en a dans tes souvenirs. Si tu veux savoir où se planquent les meurtres, tourne moi le dos. Tu veux savoir le goût du sable blanc dans la bouche d’une noyée ? Demande à quelqu’un d’autre. Si tu veux savoir pourquoi je te file pas mon adresse, un rencard ou une caresse c’est parce que tu viens de partir avec assez d’aplomb pour que je me perde chez moi à te chercher. Enfin soit, si tu veux savoir c’est logique comme  l’angle de vue d’un télescope à la fin d’un viol collectif, mais tu voulais savoir, non ?

Parce que je ne suis pas venue te parler de la Vallée de Dana.



T’façon ce qui ne me tue pas n’avait en fait aucune chance.

samedi 18 janvier 2014

Pas assez innocente pour te faire sentir coupable.


Mon ombre plus vivante que moi danse avec la tienne plus brillante que toi.
–Nous sombrons-

Un parapluie & une épée, une aiguille et un capot d’impala, la fenêtre de ce non-train & ces drôles de vibrations qui me reconduit vers toi avec l’impression de te fuir.
Puis les voiliers étirent les horizons sur un fond de gin dry, d’une larme ils jaillissent & d'une autre ils coulent.
- Et une autre larme coule-

Je t’attends pour la séance de 22h22, voir un film à ma fenêtre, ça sera l’histoire d’un lampadaire qui jette une lumière désertique en plein dans la gueule de la solitude.  Tu pourras même t’habiller de brouillard. Poser ta cigarette et allumer tout ce qui me touche. Mais y’a toujours un connard à ma fenêtre pour me demander si je suis toujours ok pour le second rôle, alors je le rassure en hurlant ma réplique préféré « Va te faire mettre !» & puis ils ont gueulés « coupez ! » & c’est là que les lames de rasoirs ont commencé  à danser.


-Me ramène pas à minuit-


dimanche 15 décembre 2013

Hey where are you ? Somewhere between psychotic and iconic.


J’ai mis le doigt dans la bouche de mon magnum 365 pour le faire vomir, call me Never.
Mais la nuit chantait dans le ventre des arbres, les comètes s’effritaient sur les trottoirs & les larmes perlaient de tes yeux. -Celles que je ne comprendrais jamais-
Je n’avais pas grand-chose à dire depuis que les couteaux me parlaient la nuit -de chose & d’autre-

Acapulco,  sur la bande d’arrêt d’urgence,
J’ai déterré un cœur qui traînait dans mes souvenirs, & comme il me restait assez de weed pour fabriquer des tas de monde j’ai attendu la fin de la guerre. Semelle doc Martens sur ton torse. Allumette entre tes seins. Oscillant paisiblement tous vos os ont parcourus mon corps. -Et comme je vous en vœu-
Ah oui, et les avions anorexiques qui se foutent leurs doigts dans les hélices pour dégueuler le bon temps, un truc comme ça…c'est ça.
Ca n’a pas de sens, le bons sens non plus. 
C’est comme si… j’ai compris, la radio a plantée. Puis cela faisait un bon moment que j’étais dans le tiroir malfamé d’une étrange situation sous la table de nuit ses songes. 
Ensuite, hé, hé j’ai un peu jouer à la marelle avec les yeux maquillés alors que le ciel venait de me laisser tomber comme la pluie.

Non, sérieux. J’ai terminé d’emballer des Ak-47 dernier cri & je me demande qu’auriez-vous fait de tout ce temps que je vous ai volé ?


samedi 23 novembre 2013

I draw a pentagram on your chest with my lipstick.


La jeune fille se levait tandis que la nuit se couchait, je vois déjà la gueule du notaire au lieu de tomber sur une lettre type « pourquoi j’ai une balle de calibre 44 dans la tête » il tombe sur : Je prends tes narines pour faire un Strike  avec la culotte de ton ex en guise de drapeau, je fais des paillettes avec ton crâne puis je dessine des peintures vaudou sur ma tronche, j’te fous à poil devant un store métallique sous une lune en transe-lucide,  j’te pète la face avec une carte bleue dans ta fente, on mixe pas made in France. Et je te termine en te greffant des yeux à la place des cheveux avec mes patins. 


photos/modèle: J.


mercredi 13 novembre 2013

Détester pour un aller-simple.




Les ombres vomissent leurs derniers espoirs dans le creux de ma baignoire.
Toi, tu es là, tel un mauvais film passé à l’envers,
A chuchoter que tout va de travers,
Tu prends quelques aiguilles dans le noir que tu plantes au hasard
Au travers de mon corps, et ça me met en colère
Si fort & si loin que les échos sourds à côté
Ne sont rien.

Terminé de se balancer des miettes de haine jusqu’à s’en bouffer la gueule,

On ira pêcher dans l’aquarium plein de glace à piller, des poissons à la vodka & des tartines de whisky.


Trois pailles s'il vous plaît.

lundi 21 octobre 2013

Fermer les yeux & faire apparaître le Monde de sous les paupières.


Puis on écrira des poèmes, & la mort nous mettra ce sourire sur la bouche.

Je vous déteste tous, tant,



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Qu'on ne m'attende jamais à mes rendez-vous illusoires.


 
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