Reprendre son souffle & remonter ses bretelles c’est la même chose, ça permet de tenir une seconde de plus dans la minute de trop. On tombe morceau par morceau d’un endroit qui ne veut plus de nous. J’ai dû trop briser tes étoiles Amour, allume tes phares.
Franchement, elle me regarde avec ses yeux de black mamba & je lui jette un nuage à la gueule. Lui, il a des mains de loups & un
rictus de matador mais il est loin, loin tout à fait Ailleurs. Puis Elle aux
poches remplies de connivences, de pop-corn, de marionnette & de
néant.
Je lui jette un deuxième nuage à
la gueule, elle embrasse mes lèvres rouillées de mon sourire mécanique & je
me tire une balle en pleine de tête, une de celles qui sont imaginaires.
MAIS
J’aime ta bouche ensanglantée & mon genou ecchymose, tes
larmes venimeuses sur le sable de mes songes, & un océan quelconque qui
nous convoite, puisque mon squelette sera ton radeau. J’aime quand tu me regardes comme si j’étais
Dieu, alors que je suis juste une grande conne qui voudrait se faire sauver d’une
nuit blanche à venir. J’aime même le flingue que tu braques sur moi quand ton cœur
s’arrête de battre. Les trottoirs ont souvent envie de ciel bleu. Non, non, ce
n'est pas un auto-portrait ni un polar, c'est un cartoon érotique mais comme
les émotions s'infusent trop fortement en moi, j'ai du vider mon chargeur dans
la galaxie.
& quand tu te réveilleras, je ne serais pas partie puisque je n’ai jamais été là.